Dans le contexte de l’épidémie de COVID-19, le Syndicat National des Cardiologues, en partenariat avec le Collège National des Cardiologues Français et les associations de patients Alliance Cœur et Fédération Française du Diabète, insiste sur la nécessité pour les patients hypertendus, diabétiques et cardiaques :

  • de ne pas renoncer à la surveillance de leurs pathologies ;
  • de consulter ou de demander l’avis de leur médecin en cas d’apparition de nouveaux symptômes.

Un défaut de surveillance peut accroître leur risque de développer des complications cardiovasculaires aiguës. De plus, les patients souffrant de maladies cardiovasculaires sont plus susceptibles que les autres de développer une forme grave de COVID-19.

Les maladies cardiovasculaires causent 150 000 décès chaque année en France. Elles constituent la deuxième cause de mortalité dans notre pays, et la première chez les femmes et les plus de 65 ans.

Parmi ces maladies affectant le cœur et les vaisseaux figurent le syndrome coronaire aigu et l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque, les maladies des valves cardiaques, mais aussi l’accident vasculaire cérébral. L’hypertension artérielle (HTA), l’excès de cholestérol et le diabète constituent les principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires. Ils concernent respectivement 15, 10 et 3 millions de personnes en France. Dans le cadre de l’épidémie actuelle, nous savons que l’HTA, notamment, favorise les formes sévères de COVID-19.

Les cardiologues ont tiré les leçons de la première vague et sonne l’alerte. Au printemps, ils ont pu constater que 1 million de consultations n’avait pas eu lieu. De plus, la France a enregistré une diminution de 30% du nombre d’hospitalisations pour crise cardiaque[1] pendant le premier confinement. Parallèlement le nombre d’arrêts cardiaques a doublé en région parisienne[2] au cours de cette période. Les associations de patients indiquaient d’ailleurs le 5 novembre redouter, lors de cette nouvelle vague, « une accentuation des ruptures dans les parcours de soins des personnes diabétiques et des malades cardiovasculaires, comme ce fût le cas aux mois de mars, avril et mai dernier »[3].

Cette crainte est formulée alors même que la plateforme Doctolib constate d’ores et déjà une hausse de 30% de l’annulation des rendez-vous chez les spécialistes et une diminution de 10% à 15% des prises de rendez-vous[4].

Par conséquent, le Syndicat National des Cardiologues, en partenariat avec le Collège National des Cardiologues Français et les associations de patients Alliance Cœur et la Fédération Française du Diabète, s’adresse aujourd’hui au grand public et tout particulièrement aux patients atteints de maladies cardiovasculaires pour leur rappeler que pendant l’épidémie, leur maladie n’est pas confinée. Il est impératif de maintenir une surveillance médicale et un suivi adapté.

« Nous demandons aux personnes présentant des symptômes inquiétants et nécessitant une prise en charge urgente de ne pas hésiter à contacter le 15, ou éventuellement leur cardiologue. Si vous avez une question sur votre suivi ou un événement inhabituel, votre cardiologue ou votre médecin traitant pourra y répondre, éventuellement par téléconsultation dans un premier temps », explique le Dr Pradeau, Secrétaire Général du SNC.

Le Dr Villaceque, Président du SNC insiste quant à lui sur la nécessite d’assurer la continuité des soins et se veut rassurant quant à la capacité de ses confrères à accueillir les patients dans de bonnes conditions : « Depuis le mois de mars, tous nos cabinets ont mis en œuvre les mesures préconisées par le ministère de la santé pour ainsi éviter une contamination des patients au COVID-19. Les patients sont accueillis dans les conditions maximales de sécurité. Pour certains patients, il est vraiment essentiel de ne pas sortir de la filière de soins car cela peut avoir des répercussions graves par la suite, on l’a vu pendant la première vague avec par exemple une augmentation du nombre de complications graves des infarctus ».

Pour aider les cardiologues à diffuser ces messages auprès de leurs patients, le Syndicat leur propose un kit de communication comprenant un message à diffuser par mail, une affiche pour les cabinets et un flyer à remettre au patient en fin de visite.

 

En résumé, que doivent retenir les patients ayant une maladie cardiaque [5]? 

Vous avez des signes qui vous alertent : douleur à la poitrine, perte de connaissance, palpitations persistantes, essoufflement inhabituel, début de paralysie, gène à la parole ou perte brutale de la vision :

> Appelez le 15 sans tarder.

Vous ne vous sentez pas très bien, vous avez de nouveaux symptômes et craignez un problème cardiovasculaire, vous avez un problème de traitement ou une question à poser :

> Appelez le cardiologue qui décidera de la meilleure prise en charge : soit téléconsultation soit consultation classique.

Votre médecin traitant vous a demandé de voir un cardiologue, vous avez un RDV programmé, vous sortez d’une hospitalisation :

> Appelez le cardiologue qui décidera des meilleurs délais de prise en charge.

 

Tout va bien, vous devez prendre votre rendez-vous de suivi annuel, bi ou tri-annuel ou vous rendre à un rendez-vous déjà fixé :

> Vous pouvez attendre le déconfinement, particulièrement si vous êtes dans une zone de forte circulation virale ou appeler le cardiologue afin de convenir d’un rendez-vous. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre cardiologue.

 

Dans tous les cas, si vous souffrez d’une pathologie cardio-vasculaire, soyez vigilants !

Appelez votre cardiologue en cas de doute plutôt que de prendre le risque de négliger ou de minimiser un signe qui peut être une alerte et annoncer un risque.

Contacts presse :

Marc Villaceque, président du SNC
Mobile :  06 82 43 36 83 – Mail :

TDC Communication
Tél. : 01 30 21 12 73 – Mobile : 06 08 91 08 21 – Mail :