Chère consœur, Cher confrère,
L’information publique continue de charrier un flux d’informations anecdotiques en en faisant des révélations ou nouveautés majeures et fait le lit continuel de polémiques concernant la pandémie en cours.
Les patients sont perplexes sinon perdus face à des nouvelles paradoxales, non mises en perspectives. Ils demandent souvent conseil à leur médecin à ce sujet. Que leur répondre, notamment concernant les bénéfices de la vaccination et l’influence des variants sur l’évolution de l’épidémie ? Et ce tout en sachant que de nombreuses incertitudes demeurent. Le point avec François Diévart.

 

La vaccination protège-t-elle ?

Oui, elle protège notamment des formes graves et des formes très symptomatiques de COVID-19. Les essais cliniques l’ont démontré concernant les vaccins autorisés en France et les études en population vaccinée l’ont confirmé (1-5). Il n’y a donc pas, comme certains l’ont prétendu, « d’échec vaccinal ».
Mais, la protection n’apparaît qu’au moins 10 à 12 jours après la première dose de vaccin et elle n’est pas de 100 %. Il est donc possible d’avoir une COVID-19 grave dans les 10 jours qui suivent la 1ère dose de vaccin, comme si l’on n’était pas encore vacciné. Il est aussi possible, mais rare, de faire une COVID-19 grave après cette période et quelques cas ont été rapportés. On ne sait pas si ces cas sont consécutifs à un problème spécifique aux vaccins, liés au terrain, notamment à des comorbidités importantes ou à un déficit immunitaire des personnes infectées ou à un problème de variants du virus, ou à une association à des degrés variables de ces trois éléments.
Retenons que les quelques cas « d’échappement vaccinal » sont rares, non encore expliqués et qu’en population, le vaccin confère une forte protection contre la maladie et très probablement contre la diffusion du virus.

 

La vaccination protège-t-elle ?

Oui, elle protège notamment des formes graves et des formes très symptomatiques de COVID-19. Les essais cliniques l’ont démontré concernant les vaccins autorisés en France et les études en population vaccinée l’ont confirmé (1-5). Il n’y a donc pas, comme certains l’ont prétendu, « d’échec vaccinal ».
Mais, la protection n’apparaît qu’au moins 10 à 12 jours après la première dose de vaccin et elle n’est pas de 100 %. Il est donc possible d’avoir une COVID-19 grave dans les 10 jours qui suivent la 1ère dose de vaccin, comme si l’on n’était pas encore vacciné. Il est aussi possible, mais rare, de faire une COVID-19 grave après cette période et quelques cas ont été rapportés. On ne sait pas si ces cas sont consécutifs à un problème spécifique aux vaccins, liés au terrain, notamment à des comorbidités importantes ou à un déficit immunitaire des personnes infectées ou à un problème de variants du virus, ou à une association à des degrés variables de ces trois éléments.
Retenons que les quelques cas « d’échappement vaccinal » sont rares, non encore expliqués et qu’en population, le vaccin confère une forte protection contre la maladie et très probablement contre la diffusion du virus.

 

Pourquoi ne pas avoir recours à plusieurs des autres vaccins disponibles comme l’ont fait certains pays européens ?

Parce que les vaccins doivent être autorisés par l’Agence européenne du médicament.
Les vaccins autorisés en Europe ont fait l’objet d’une demande d’autorisation par leurs développeurs auprès de l’Agence Européenne du Médicament (EMA). Les experts ayant évalué le dossier déposé à l’EMA ont alors pu déterminer le rapport bénéfice-risque du vaccin et l’autoriser s’il est favorable.
Les quatre vaccins autorisés en Europe sont le Corminaty de Pfizer-BioNTech (autorisé depuis le 27 décembre 2020), le vaccin de Moderna, le Vaxzevria d’AstraZeneca et le vaccin COVID-19 Janssen de Johnson&Johnson (autorisé depuis le 20 avril 2021).
Pourquoi certains vaccins ne sont-ils par autorisés alors qu’ils sont parfois largement employés dans certains pays ?
Si des vaccins ne sont pas autorisés alors qu’ils sont utilisés dans certains pays, c’est que, soit leurs développeurs n’ont pas fait de demande d’autorisation auprès de l’EMA, soit qu’une demande a été faite et qu’elle est encore à l’étude (c’est le cas des vaccins Spoutnik V d’origine russe, CureVac d’origine allemande, Sanofi-GSK et Novavax) ou éventuellement qu’elle a déjà été rejetée faute de données suffisantes permettant d’évaluer le rapport bénéfice-risque de ces vaccins.
Les choix politiques français et européens (comme dans de nombreux pays) ont été de déléguer à des agences externes, expertes et supposées neutres, l’évaluation des médicaments afin de limiter les jugements non experts et les tentatives de corruption.
Le fait qu’un traitement ou supposé traitement soit largement utilisé dans certains pays ou par certaines personnes ne constitue en aucune façon une preuve de son efficacité et de son innocuité.
A savoir : concernant les vaccins contre le SARS-CoV-2, les Autorisations de mises sur le marché (AMM) délivrées par la Commission Européenne sont dites « conditionnelles », c’est-à-dire qu’elles permettent la mise à disposition de médicaments répondant à un besoin médical non satisfait avant que des données à long terme sur l’efficacité et la sécurité ne soient disponibles. Une AMM conditionnelle est accordée pour 1 an et peut être renouvelée. Lorsque toutes les données complémentaires exigées ont été reçues et évaluées par l’EMA, l’AMM conditionnelle peut être convertie en une AMM standard.

 

Que faut-il craindre des nouveaux variants ?

Plusieurs craintes, mais encore beaucoup d’inconnues. Les nouveaux variants font courir plusieurs menaces éventuelles :

  • ne pas être détectables par les tests diagnostiques usuels (RT-PCR) ;
  • être plus contagieux ;
  • être plus délétères ;
  • échapper aux vaccins disponibles ;
  • et donc rendre chronique à long terme l’épidémie…

 

Alors que les mutations du SARS-CoV-2 sont fréquentes et nombreuses depuis le début de l’épidémie, des variants suscitant les craintes exposées ici n’ont été découverts qu’assez récemment et les connaissances les concernant sont encore très incomplètes.
Pour la France, le variant dominant est le variant britannique contre lequel tout indique que les vaccins disponibles en France sont efficaces.
Plusieurs variants font cependant l’objet d’une inquiétude quant à leur « résistance » possible aux vaccins (6-8) : le variant sud-africain, le variant brésilien et peut-être des variants en train d’émerger en Inde, variants à double mutation dont on peut envisager qu’ils puissent ne pas être sensibles à l’immunité conférée par la vaccination. En cas d’apparition d’une COVID-19 chez une personne vaccinée le séquençage du virus doit ou devrait être systématique chez cette personne.

 

Confraternellement.

Marc Villaceque
Président du SNC

Serge Cohen
Président du CNCF

Dr François Dievart
Secrétaire scientifique du CNCF

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